L'Eglise Saint Gaud

Dernière mise à jour le 22 Août 2014

Une église existait en 1195.

En 1510, l’église actuelle est bâtie, incorporant le chœur et le chevet (sacristie) de l’édifice du XIIe siècle.

Lorsque l’on pénètre dans l’édifice par la porte principale (Renaissance tardive), il faut descendre deux marches pour accéder à la vaste nef.

Sur le mur ouest, à gauche de l’entrée principale, se dresse un confessionnal du XIXe siècle. A l’intérieur, face au fidèle agenouillé, se trouvent deux jolies petites scènes ayant trait au repentir et au pardon.

Près du confessionnal, sur une table de calcaire, est posée une belle Pietà du XVIIe siècle, en pierre, badigeonnée de plâtre.

Une superbe statue de pierre a été placée près de la Pietà. Il s’agit d’un saint évêque dont la tête a malheureusement disparu ainsi que la main gauche.

Sur le mur nord de la nef, placée sur une console, se trouve la statue d’une femme couronnée, vêtue d’un ample manteau. La position de ses mains indique qu’elle tenait un enfant ou un objet (XVe siècle).

Sur le même côté, également sur une console, la statue de St Germain (XVIIe siècle).

La chaire, comme l’ensemble du mobilier en bois de l’église, appartient à l’art Néo-Gothique et date du XIXe siècle. L’ancienne table de communion a été transformée en clôture pour les deux chapelles latérales. Deux statuettes intéressantes : un moine prêchant sous un arbre, placé à la chapelle St Gaud ; et un ange adorant, fixé au lambris, près de la statue de St Leufroy.

L’autel placé contre le mur Est est dédié à St Gaud. La statue du XIXe siècle est sans intérêt mais le buste reliquaire est en bois doré et date du XVIIIe siècle. Près de l’autel, sur le mur nord, s’ouvre une piscine dont le socle est sculpté de petits personnages associés à un dragon.

Au dessus de l’entrée du chœur, sur le mur, se trouvent les éléments d’une crucifixion. Sur des consoles, St Jean et la Vierge encadrent le Christ en croix. Sous la crucifixion, se trouve un arc de fer forgé, qui supporte un Sacré cœur, debout sur des nuages, avec deux anges à ses pieds.

Dans le chœur, deux statues du XVIIe siècle St Leufroy et St Blaise. Deux autres petits groupes en pierre polychrome se font, eux aussi face : St Martin à cheval donnant son manteau à un pauvre, St Georges, également à cheval, terrassant le dragon.

Le fond du chœur est occupé par un large retable peint en blanc et or, qui encadre un très bel autel de marbre rouge (XVIIIe siècle) dont le centre est incrusté d’une croix de malte en marbre blanc. La partie centrale du retable contient une toile représentant le Christ assis, méditant sur les instruments de la Passion que lui présente un ange.

Près de l’autel, à droite, une très belle piscine dont les réseaux flamboyants renferment des petits personnages et des animaux fantastiques (XVIe siècle).

A gauche de l’autel, un majestueux lutrin de bronze supporte un Graduel romain de 1858.

Faisant pendant à l’autel St Gaud, l’autel de la Vierge, au sud, ne comporte pas de statuaire ancienne.

Trois statues, placées sur des consoles, ornent le mur sud : St Antoine avec son cochon (bois polychrome fin du XVIe siècle), Ste Barbe tenant un livre à la main gauche et près de la petite porte, St Vincent (XVIIe siècle).
La petite porte basse Renaissance est la plus fréquemment utilisée par les paroissiens.

L’église comporte encore quelques fragments de vitraux anciens. Au dessus de la petite porte d’entrée, la grisaille renferme quelques éléments épars provenant d’un vitrail du XVIe siècle (un buste de moine priant et une église dans un fond de verdure).
Dans le chœur, trois fenêtres en grisailles conservent encore leurs bordures anciennes.
Dans la nef, près de l’autel de St Gaud, la fenêtre au réseau flamboyant renferme dans ses lancettes les figures en pied de St Taurin et de St Aquilin. Les deux baies, côté sud, ont également reçu des grandes figures de saints : Ste Clotilde, St Louis, St Nicolas et St Jean Baptiste. Ces vitraux comportent des écus rappelant la famille des donateurs.
Dans le mur pignon qui sépare la nef du chœur, deux oculis ont été percés. Le vitrail de droite représente l’Adoration des Mages, de l’autre côté, au dessus de la chapelle St Gaud, un autre vitrail montre la conversion de St Paul.

Cette belle église renferme un chef d’œuvre. Il s’agit d’un retable (sur le mur nord) provenant de l’église de St Germain des Angles, représentant des scènes de la vie de la Vierge. Cette magnifique pièce, réalisée en terre cuite, est peinte et dorée. Cet ensemble a été donné en 1531 par Jacques Lemarchant, curé de St Germain des Angles et les paroissiens.

Cette œuvre est tout à fait comparable à deux autres retables se trouvant aujourd’hui dans les musées de Rouen et de Paris (Cluny). Elles appartiennent au XVIe siècle et sont certainement d’origine flamande.